La peur et l’Amour.
L’ Amour est dual, il accueille, il tolère le mauvais car il sait que le bon existe.
La peur se suffit à elle-même, elle se nourrit de son état uniciste, elle est nécessaire pour se protéger d’un danger. Mais le plus souvent il n’y a pas de risque réel et la peur de la peur s’installe, demeure et augmente de ne pas trouver de résolution dans l’affrontement à la réalité.
Ainsi doit on réglementer la psychothérapie car le pouvoir a peur d’une dérive, ainsi mon propos d’aujourd’hui sur l’exercice « conventionnel » d’une thérapie humaniste.
Ce pouvoir qui prend le pouvoir de l’individu au nom du groupe, ces thérapies qui tentent de rendre son pouvoir à l’unique .
Je pensais quitter la profession de dentiste et ses usages qui m’obligeaient, pour devenir thérapeute libéral,je fis mes démarches à l’URSSAF et écrivait à la régie de mon immeuble pour les informer de mon activité. Ce courrier fut transmis, par leurs « soins », directement au Conseil de l’Ordre des dentistes ! Celui-ci me contactait pour me préciser que le seul fait de donner un avis sur la bouche d’un individu, sans être inscrit au tableau des dentistes, relevait de l’exercice illégal de l’art dentaire et amenait à une plainte au procureur de la république !
Colère, dépit, injustice, je passais par toutes les couleurs de la frustration (La peur).
Peu de temps après mon association de dentistes curieux organisait,le jour de mon anniversaire, un séminaire sur l’Etre et l’Avoir, et intervenait entre autre : Arouna LIPSCHTIZ. (Auteur de deux ouvrages aux éditions du souffle d’or, elle enseigne « la voix de l’amoureux »).
Elle se positionna comme une patiente éclairée pour nous dire que ce qu’elle attendait d’un dentiste humaniste-homéopathe-énergéticien-holistique….c’était avant tout l’excellence dans son métier de base : dentiste ! Elle me fit comprendre que si l’énergie est le chemin c’est la dentisterie le véhicule et il faut donc des règles de conduite.
En un éclair la désignation conseil de l’ORDRE prenait un autre sens. Elle continuait en expliquant que pour évoluer il faut s’affranchir de l’autorité, que cela ne peut se faire en la reniant, mais en l’intégrant (l’Amour) .
Je pris donc rendez vous avec le conseil de l’Ordre, avec la sécurité sociale et les écoutait . Rien n’est fait tout est en cours mais la démarche à changer face au pouvoir. J’ai compris les arguments de mon confrère « ordinal », sa fonction et ses rôles. j’ai apprécié le bien fondé de ses arguments dans le contexte contradictoire d’une société sous contôles.
Peu importe que lui est compris mes arguments, il n’est pas mon partenaire, il est l’autorité.
N’étant pas devin je ne sais pas où j’arriverais avec cette direction professionnelle.
Ce que je crois c’est que si nous cherchons pour l’Autre son « traitement » individualisé et bien nous thérapeutes devons aussi chercher notre voie professionnelle, individuelle, particulière.
Nous sommes tous uniques, égaux et fragiles face à notre humanitude.
Ce que je sais enfin, c’est que si je dois exercer cela ne sera pas dans la peur.
